Les Mages : « Maisons en Partage » attend les financements


Le téléphone chauffe pour débloquer la situation

En septembre 2013, le conseil municipal sensible aux problèmes inhérents  au vieillissement de la population (ou handicapée), a opté pour le concept de « Maisons en Partage ». Un projet qui comporte 14 logements et une salle « partagée » gérée par une hôtesse à disposition des résidents, situé au quartier du Coussac sur un terrain cédé par la commune à la SEMIGA, bailleur social partenaire du Conseil Général, pour l'euro symbolique
Avec pour le maire Jean-Claude Paris un double objectif : conjuguer à la fois un projet de vie sociale agréable et harmonieux pour les résidents  tout en intégrant le développement durable dans la construction des immeubles.
Et c'est naturellement que l'option s'est tournée vers la « paille porteuse », un projet innovant qui a séduit le maire et la SEMIGA  convaincus  des avantages et des enjeux liés à cette technique qui a vu le jour au Nebraska en 1890. « D'une part parce que la paille est une ressource bio-sourcée peu valorisée (un tiers de la production de paille en France n'est pas récoltée et l'utilisation de seulement 10% de la ressource en paille en France, permettrait d'isoler 500 000 logements chaque année). D'autre part, les bâtiments isolés en paille bénéficient d'une excellente isolation thermique, supérieure aux normes actuelles...»
En terme d'utilisation, la réalisation de l'enveloppe de la résidence « Maisons en Partage » nécessitera l'utilisation d'environ 1700 bottes de pailles (soit une dizaine d'hectares de champs de blé), 140 m3 de bois, 45 m3 d'argile)».
A noter, d'après le RFCP (Réseau Français de la Construction Paille) « que ce projet constituerait une première européenne, voire mondiale, par la superficie développée en paille porteuse ».
En outre, ce programme entre dans le cadre de l'appel à projets lancé par la Région Languedoc-Roussillon.
Mais cela a un coût: 335 000€ supplémentaires (au total 1 744 0000€, la commune ne paie rien) par rapport à une construction traditionnelle.
Le projet de la SEMIGA est prêt.
Il ne manque plus que le financement.
Et cela semble coincer du côté politique. Le maire s'impatiente. « Aujourd'hui, je n'ai aucune réponse de quiconque. J'ai dû relancer tous ceux qui peuvent faire avancer les choses: députés, sénateurs, conseil départemental, conseil régional. Je leur demande instamment qu'on se réunisse pour une table ronde car le SEMIGA souhaite pouvoir valider le plan de financement en mars 2016 afin de déposer un permis de construire en juin 2016 et démarrer les travaux début 2017 ».
Malgré tout Jean-Claude Paris reste positif et confiant. Attendons…
(Dernière minute: un rendez-vous est prévu avec le sous-préfet le 18 février)

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