mardi 25 juillet 2017

Les Mages : de jeunes éclaireurs de passage

Ces jeunes fort bien éduqués sont assis sur le muret de la mairie, il fait chaud, ils se reposent à l'arrêt de bus. Ils font partie des Éclaireurs de France, troupe génération Baden Powel 1ère de Martigues, une association laïque du scoutisme Français. Ils attendent sagement le car qui les mènera à Molières-sur-Cèze. Ces jeunes éclaireurs étaient au Martinet la veille et ont rejoint les Mages à pied après avoir visité les communes et les sites de la vallée. Après Molières, ce sera Bessèges et d'autres lieux dans les Cévennes et les environs.  Un périple de trois semaines en guise de mise en train pour les vacances. Le soir ils demandent le gîte en frappant aux portes et il y a toujours de bonnes volontés pour les accueillir.
Ces jeunes éclaireurs se forment ainsi  par le principe de la loi du scoutisme qui développe le caractère, la santé, l’habileté manuelle, le civisme, la fraternité, le service à autrui et la vie au grand air. Des actions telles que celles-ci leur permettent de faire évoluer leur sens des responsabilités et leur participation dans la mesure de leurs moyens à des initiatives d’intérêt général. Pour se faire un peu d'argent pour subsister ils vendent des sachets de lavande…sans grand succès hélas.
Si par hasard, il vous arrive de les croiser, vous serez impressionné par leur gentillesse, leur respect, leur sens du relationnel et leur ouverture aux autres…Faites en de même à leur égard…

lundi 24 juillet 2017

Saint-Florent-sur-Auzonnet : Richard Bousiges en conférence à la Nuit des Camisards

Le spectacle de « La Nuit des Camisards » aura lieu le 1er août à Saint-Florent, à l’Espace du boulodrome des Terres, à proximité de l’Auzonnet et à flanc de la montagne du Majard. Cette production de Lionel Astier, mise en scène par Gilbert Rouvière qui connaît un grand succès depuis sa création y trouvera là un cadre idéal pour cette dramatique épopée cévenole aux épisodes tragiques, parfois insoutenables qui dépassent encore aujourd’hui l’entendement.
Si le public a hâte de voir les comédiens retracer les péripéties extrêmement dures parfois cruelles et inhumaines de cette guerre fratricide qui a opposé pendant plusieurs années catholiques et protestants ici en Cévennes, suite à la révocation de l’Édit de Nantes, il pourra écouter en préambule la très intéressante conférence de Richard Bousiges dont tout le monde connaît ici l’attachement à Saint-Florent et son histoire. Ce directeur d’hôpital aujourd’hui retraité, passionné d’histoire, partage avec son frère le Préfet Hugues Bousiges le même lien très fort pour notre commune et ses environs.
A la demande des organisateurs de « La Nuit des Camisards »,
dans le cadre des rencontres autour du spectacle, Richard Bousiges détaillera le déroulement des événements pathétiques, voire barbares qui se sont déroulés, ici dans la vallée de l’Auzonnet et dans la région, qui opposèrent les camisards noirs (protestants) et les camisards blancs (catholiques) qu’on surnommait les Florentins. Ces derniers ont pris une place prépondérante dans ce terrible conflit pour avoir formé une armée très agressive et combattante qui a rendu coup pour coup aux Huguenots. On apprendra comment s’est développée cette haine franco française, ses atrocités de part et d’autre, qui nous rappellent malheureusement, qu’ aujourd’hui encore, au nom de la religion, l’histoire sordide et sanguinaire se répète encore.
Richard Bousiges a écrit plusieurs livres dont l’édifiant « Un village catholique pendant la guerre des camisards »( édité en 1995)  qu’on peut emprunter à la bibliothèque municipale.


Il reste aussi quelques ouvrages chez l'éditeur "Pierre Mazodier" qui sera présent.
La restauration sur place sera assurée par l'ACAC de Saint-Florent. (Association Culture Art Contemporain)

dimanche 23 juillet 2017

Saint-Florent : la première tranche de rénovation des réseaux humides est terminée

Comme cela a déjà été dit dans des articles précédents, la réhabilitation des réseaux d'adduction d'eau potable, d'assainissement et de pluvial se réaliseront en trois étapes sur la commune. Ces travaux ont été rendus nécessaires non seulement du fait de la vétusté du réseau d'adduction et d'assainissement, mais aussi pour mettre en séparatif les eaux usées et les eaux pluviales qui se mélangeaient avec pour conséquence finale un dysfonctionnement de la station d'épuration.
Ces travaux qui ont duré très longtemps eu égard à diverses contingences auraient pu passer inaperçus. Sauf que le collecteur principal d'eaux usées étant situé sous la chaussée de la D51 qui traverse le village, cela a chaque fois posé des problèmes de circulation, auxquels se sont ajoutés l'augmentation du trafic suite à la déviation de Saint-Ambroix, et par exemple  dernièrement à la réfection du pont du Rouvillon.
Une opération assez fastidieuse qui se termine enfin. L'entreprise Jouvert a décaissé la chaussée, puis déposé une couche d'enrobé sur la tranchée principale.
Et ceci a nécessité une circulation alternée sur environ 700 mètres, qui a  un peu contrarié certains automobilistes qui ne comprennent pas pourquoi ça se fait en été. La réponse est assez évidente : parce que le goudron se pose à chaud et qu'en hiver cette opération est pus difficile s'agissant de petites surfaces.: « C'est un petit mal pour un grand  bien  ».

Les Mages : l'ancienne voie ferrée a été débroussaillée

Les travaux de débroussaillement de la voie ferrée sont terminés. Ils ont lieu régulièrement depuis que celle-ci avait bénéficié en 2015 d'une importante éradication des broussailles et des arbres qui avaient pris place sur le ballast. Cette ligne a été ouverte le 25 septembre 1883 et a véhiculé des passagers jusqu'en décembre 1938, lorsque le public lui a préféré le transport en autocar qui s'est fortement développé à l'époque. A partir de cette date, seul le transport du charbon et des marchandises se poursuivra pour le puits de Saint-Florent ,ensuite pour  l'usine Alsthom jusqu'en 1990.Les traverses et les rails sont encore présents que l'on devine sous l'épaisse couche d'herbe sèche. Cette bande de terrain appartient à la SNCF qui doit la débroussailler afin d'éviter l'envahissement des propriétés riveraines.
Aujourd'hui, les traces de cette voie ferrée qui serpentait au gré de la vallée de l'Auzonnet sont toujours là et le débroussaillement qui vient d'être effectué en montre  le tracé. Par ailleurs, il rassure les riverains qui ont fait construire à proximité immédiate. La sécheresse actuelle invite chacun et chacune a être extrêmement vigilant quant aux risques d'incendie.
Et chaque fois l'idée d'une voie verte  de Saint-Juline-de-Cassagnas au Martinet revient comme un serpent de mer dans l'esprit de certains. Un rêve ? Une utopie ? Ou une réalité future ? Et pourquoi pas !

samedi 22 juillet 2017

Les Mages : des parkings tout neufs route de Saint-Julien

Avant
Après
Les abords de voirie urbaine de la route de Saint-Julien-de-Cassagnas sont en cours de réhabilitation dans la partie qui concerne le stationnement des véhicules. La partie piétonne, dite cheminement doux, a déjà été traitée.
Les travaux s'étendent au niveau de la Poste jusqu'au chemin des Truquaillés.  Le revêtement avait abondamment été dégradé à la fois par les outrages du temps et par les racines des arbres qui l'avaient considérablement détérioré .
L'entreprise Jouvert a totalement décaissé cet espace. Après le nivellement puis la pose de bordures franchissables et d'une couche d'enrobé, les places de parking seront tracées au sol. Les travaux devraient être terminés pour la fête votive qui aura lieu à partir du 29 juillet.
Ainsi la commune étoffe ses capacités de stationnement en proximité du centre village : place des frères Nouvel, Gilbert Blanc, du 8 mai 1945, du terrain Pascal, du cimetière et le long de l'avenue du moulin.

jeudi 20 juillet 2017

Les Mages : Léontine Lucat s'en est allée

Avec le décès à l’âge de 91 ans, de Léontine Lucat, que tout le monde aux Mages appelait affectueusement «Tino», c’est une belle et attachante figure de notre village qui s’en est allée. Elle était la sœur d’Ascencion Garcia disparue en 2011, et la tante extrêmement proche de la regrettée Caty Fraustchy secrétaire de mairie des Mages décédée prématurément en 2015 et d’Antoine Garcia,  avocat bien connu au barreau de Nîmes et ardent défenseur de la classe ouvrière.
Issue d'une famille modeste, elle subira les dures vicissitudes de la condition ouvrière de l’époque. « Placière à la mine, elle triera le charbon dans des conditions qui, aujourd'hui seraient inacceptables mais qui lui ont forgé le caractère et aiguisé sa conscience. Ce qui l’amènera à adhérer et militer naturellement au PCF et aux Femmes Françaises, aujourd'hui Femmes Solidaires. » rappellera le maire Jean-Claude Paris lors de son hommage.
En 1946, elle a épousé Roger Lucat  décédé en 1977 qui fut conseiller municipal aux Mages dont elle partagea tous les combats : avec généreusement et  tolérance, toujours volontaire à rendre service. Tant qu'elle eut la santé et la force, elle fit des ménages .  Ses obsèques ont eu lieu en présence de Mageois et amis venus en nombre. De ceux qui ont vécu la belle période des trente glorieuses, quand notre village prospérait  au rythme de la mine et de sa jeunesse.
Jean-Claude Paris lui a rendu un vibrant hommage empreint d'affection et d‘émotion envers la grande dame qui venait de s’en aller. « Nous perdons aujourd'hui une amie, dont les qualités dominantes étaient certainement, le dévouement et la fidélité. Fidélité et dévouement à son époux, à sa famille, à ses amis, à son engagement politique. Dans cet instant, cruel et terrible, nous sommes là, nombreux pour dire à son neveu Tony, à toute sa famille. Au moment de cet ultime adieu, je tiens à dire à Tino tout le plaisir que j'ai eu à la connaître, à la côtoyer et à l'apprécier ». Tour à tour, Marinette Barral au nom de ses amis son neveu Tony Garcia et sa petie nièce Marina Fraustchy lui ont adressé des mots chargés de sentiments très forts et de beaucoup de tendresse ponctués par le chant des Placières et la Montagne de Ferrat.
En ces pénibles circonstances Midi Libre présente ses condoléances à la famille dans la peine.

mardi 18 juillet 2017

Les Mages : la station de recharge pour véhicules électriques est opérationnelle

Deux véhicules peuvent être chargés simultanément

 





















Au moment où il est beaucoup question de sauvegarde de la planète et que la ville d’Alès accueille les rencontres internationales des voitures écologiques, il est bon de rappeler que la commune des Mages dispose depuis peu d’une station de recharge pouvant accueillir deux véhicules électriques. Celle-ci est implantée à l’entrée des Mages, sur le parking du cimetière, à proximité du rond-point de Parenove.
Même si son inauguration officielle aura lieu courant septembre, elle est déjà opérationnelle et les propriétaires de voitures électriques peuvent d’ores et déjà l’utiliser.
Ces bornes accélérées sont équipées de deux points de charge avec possibilité de recharger simultanément deux véhicules et/ou des vélos. Tous les types de prise sont disponibles (domestique, T2 et T3). Les trappes d'accès à la charge sont sécurisées pour permettre à l'usager de s'absenter le temps de la charge.
Pour faciliter la mobilité, le tarif est unique pour les utilisateurs sur l'ensemble du territoire. Le coût de recharge est à 1.50 € TTC pour les abonnés (abonnement à 12€ TTC / an) et de 3 € TTC pour les non abonnés jusqu’à la première heure de charge. Au-delà, le tarif est décompté à la minute (1,50 € TTC / heure, soit 0.025 € la minute, abonné ou pas). Ce tarif est identique pour l’ensemble de la région Occitanie.
Pour accéder à la charge, l'usager dispose de deux moyens: la carte d'abonnement et/ou l'application mobile « REVEO » disponible gratuitement sur Android et iOS. Toutes les informations sont disponibles à l'adresse suivante: www.reveocharge.com ou sur les panneaux d'affichage installés sur la station de recharge.


lundi 17 juillet 2017

Les Mages : grand succès de la visite du Moulin du Coussac

Devant l'affluence, il a fallu faire deux visites au lieu d'une prévue initialement.
Le Moulin du Coussac au bord de l'Auzonnet
La salle des machines
La salle des meules
Le public s'est montré très intéressé par la visite et les explications de Robert Chamboredon, Jacqueline et Sophie Solia
Dans le cadre du programme « Gard à l’eau », et en liaison avec le Parc national des Cévennes, l’association Globule Vert a organisé, le mardi 12 juillet, une visite du moulin hydraulique situé sur les rives de l’Auzonnet, dans le hameau du Coussac sur la commune des Mages. En raison du nombre des personnes intéressées, il fallut effectuer deux visites au lieu d’une initialement prévue.
Présent au XVIIe siècle, comme l’indique l’inscription figurant sur sa façade : Pierre Clauzel 1672, cet édifice, sans aucun doute bien plus ancien, fut un temps la propriété du seigneur de Saint-Florent-sur-Auzonnet, Jacques Domergue.
La mouture du blé, le pressage des olives, ou encore son utilisation pour la draperie, y étaient pratiqués. Il cessa de fonctionner en 1914, et il a été un des plus importants équipements hydrauliques dans la vallée de l’Auzonnet qui compta plusieurs dizaines de moulins dans le passé, dont ceux de Brahic et de Meilhen.
 Sous la conduite de Robert Chamboredon, Jacqueline et Sophie Solia, les visiteurs, une fois mis au fait des principales caractéristiques des cours d’eau du bassin de la Cèze, découvrirent les aménagements indispensables au bon fonctionnement de l’établissement : la prise d’eau de Barrière, le canal d’alimentation long de plus d’un kilomètre dont on peut encore voir des fragments, l’emplacement des réservoirs de stockage pour l’eau (le premier servant à l’alimentation d’une menuiserie/ébénisterie à l’entrée du hameau ; le second jouxtant le moulin), le canal d’évacuation qui restituait l’eau à la rivière une fois le moulinage opéré.
Le bâtiment lui-même comprend la salle des machines, située au sous-sol ; elle compte trois roues horizontales en métal, qui étaient mises en mouvement par l’ouverture des vannes et la force hydraulique libérée ; la puissance fournie était de 4 à 7 CV. Au rez-de-chaussée, la salle des meules en compte trois : deux pour les céréales et une pour les olives, ainsi qu’une ancienne machine à bluter et une plus moderne (fin du XIXe siècle) pour affiner la farine. Il est possible, à partir des équipements qui ont résisté aux injures du temps, de retracer le travail des meuniers et d’imaginer le fonctionnement de l’établissement au moyen des courroies de transmission qui faisaient circuler l’énergie motrice.
 Le public a suivi avec un grand intérêt les explications fournies et, après une heure trente, s’est retiré satisfait de ces deux visites.
Il sera possible de voir à nouveau ce vestige de l’époque éotechnique où l’homme, l’animal, le vent et l’eau étaient les sources d’énergie essentielles, le mercredi 26 juillet. Pour cela, il suffit de téléphoner au numéro suivant : 06 03 70 58 65.

dimanche 16 juillet 2017

Saint-Florent-sur-Auzonnet : une fête nationale conviviale et amicale


Voilà cinq  ans maintenant que la municipalité offre un repas  gratuit à la population pour la fête nationale. Une initiative unique, sinon rare, dans la région et peut-être en France, qui fait la fierté du maire Gérard Catanèse. Ainsi 185 Saint-Florentains se sont retrouvés sur la place de la Poste  pour commémorer ensemble  l'anniversaire de notre République, avec en perspective une paella préparée par le traiteur Sévenier, une ambiance musicale et un bal avec l’orchestre Hervé Ambiance et les traditionnels feux d’artifices. Sans oublier des structures gonflables pour les enfants . Un temps superbe, une ambiance chaleureuse, tels furent les ingrédients d'une soirée réussie !
En préambule à son discours, le maire, particulièrement choqué, a annoncé le décès brutal de Gaël Nuin lors de l'effroyable accident qui venait d’arriver à Saint-Jean-de-Valériscle. Ce jeune homme était bien connu à Saint-Florent pour avoir longtemps demeuré à la rue des anciennes écoles. Son père, « Manu » était employé communal, lui aussi décédé dramatiquement.  Il a remercié tous ceux qui ont œuvré pour la réussite de cette journée : conseillers municipaux, surtout les adjoints,  agents techniques et administratifs de la mairie, ainsi que les bénévoles de l’ACAC.
Puis il a évoqué les origines de la fête nationale, rappelant les valeurs symboliques de la république et la date du 14 juillet 1789 « lorsque le peuple de Paris s’est insurgé, aboli la royauté et les privilèges. Si la royauté n’est plus, les privilèges sont toujours là avec des profits sans précédent et les scandales qu’on connaît ! Mais restons à Saint-Florent. L’essentiel est de bien vivre ensemble dans la simplicité et la convivialité ».
Car au-delà du repas en lui-même qui en fut certainement l'élément catalyseur de cette soirée, ce qu'il faut en retenir c’est l’atmosphère générale populaire et républicaine placée sous le signe de la convivialité, de l'amitié et du partage.